Chers amis d'Art Rom,
Merci tant et tant pour votre soutien indéfectible au fil des années. Vous êtes adorables !
Aujourd'hui, après tous ces mouvements sociaux qui ne sont pas terminés, en France, en Espagne et en Belgique, j'ai privilégié le fait d'aller chez Emmaüs Lescar, à la ferme aux animaux, pour retrouver mes esprits, me calmer les nerfs...
Les agneaux grandissent paisiblement. Les brebis et veaux prennent des forces avec le retour du froid soudain, profitant des rayons du soleil et des étables... Les plantes et les arbres donnent leurs plus belles couleurs de l'été indien avant le solstice d'hiver...
Je me souviens.
J'ai 54 ans.
J'ai grandi à la fois sur les Marchés de Bordeaux Saint Michel et Ambarès, en HLM et à la campagne dans la forêt, et avec des agriculteurs périgourdins et aveyronnais. L'éducation était celle du bon sens, du labeur pénible et l'enseignement était un mystère. J'ai privilégié, dans le cadre de mes études, la défense les droits des enfants précaires, et en particulier les nomades. Que ce soit les familles du Maghreb ou de Tsiganie, dès mon adolescence, je me suis engagée avec le mouvement d'éducation populaire des Guides de France. J'animais des cours de soutien scolaire et des ateliers d'arts plastiques, partout aux quartiers ou chez les familles. Nous rêvions d'émancipation et d'un monde meilleur. Nos parents ayant connu la 2ème guerre mondiale ou le rebond après guerre. Je me suis engagée pour la protection de nos territoires et des enfants, en département, en région, au niveau national puis international. J'ai connu des citoyens de tous horizons, voyageant beaucoup à pied, en train, puis en van aménagé. C'était fraternel...
Si j'avais choisi le métier d'enseignante et de chercheuse, c'est parce que je voulais apporter mes connaissances aux enfants, aux élèves et étudiants, et mettre en œuvre des parcours pédagogiques et artistiques, pour former leur esprit et leurs capacités à élaborer des projets, à avoir une pensée critique.
Ce qui se passe actuellement dans nos sociétés est d'une extrême gravité !
Nos élèves et étudiants, vos enfants, luttent contre l'IA, contre les totalitarismes et ont peur des conflits armés dans le monde. Aux infos TV et radio c'est l'horreur au quotidien depuis des années, après le dérèglement climatique et la pandémie...
Il faut nous reprendre, tous et toutes, trop de violences, de dégâts, de gardes à vue...
Regardez notre beau pays : tant de villages qui tombent en ruine ! Il faut donner la possibilité aux jeunes gens de pouvoir s'établir et travailler en ruralité, pour retrouver le sens de la nature, de son prochain !
Il faut préserver notre Terre, si fragile et réduire considérablement les polluants. Trop de cancers et maladies !
Il s'agit de préserver les plus sensibles : nos enfants ! Et permettre aux anciens une vie digne jusqu'à la fin et non pas loin des yeux loin du cœur, en EHPAD ou à l'hôpital ! Regardez les rapaces qui lorgnent sur les économies de tout une vie de travail ! Mais cette politique, c'est vraiment du "foutage de gueule", nous demandons le respect, comme Maricarmen mise à la Rue et morte de chagrin de l'autre côté de la frontière.
Moi aussi, je sens venir les larmes, lorsque j'apprends tout cela.
Ne nous laissons pas faire !
Luttons ! Vivons !
Je vous souhaite un très bon week-end.
De panser vos blessures.
Respect. Solidarité !
Tania la Pounie Kali